Christian Avril
Photo-journaliste pigiste depuis 1972 (et fier de l’être, car dans pigiste, il y a « indépendant »), j’essaie d’explorer les relations humaines et mes relations aux hommes dans le monde du travail, la politique, les voyages… et le reste du temps aussi.
Un évènement, une situation insolite ou amusante, un visage, un regard, un beau paysage, même si certains parlent de cartes postales (il en est de fort belles…) et le petit Leica fait en toute discrétion le boulot pour lequel il a été merveilleusement conçu.
Et puis il y a le travail au quotidien avec lequel il faut essayer de s’arranger, raconter des histoires ou des bribes d’histoires pour les "faire voir".
Photographier, ce n’est pas seulement enregistrer une image (pour cela il y a les caméras de surveillance), c’est dire et montrer ce que l’on voit, comment on le voit et ce que l’on en pense.
Subjectif, forcément subjectif ( mais pas forcément sublime, n’en déplaise à Marguerite …).
Les années passent et on a toujours l’impression de ne pas encore avoir fait tout ce que l’on voulait faire…
C’est peut-être ça la vie…
Affiches
Dans les années 70 et 80, la France de l’après de Gaulle et de l’après 68 était riche. La société française admirait les Etats-Unis et tentait de les copier jusque dans leurs excès.
Pour se faire élire, rien n’était trop bon, trop beau ni trop cher. Les entreprises françaises, les multinationales et même certains états étrangers finançaient largement les campagnes électorales des candidats de tous bords.
On voyait, pendant les campagnes pour les élections présidentielles, législatives ou même municipales les murs se couvrir d’affiches 4m sur 3m et les panneaux publicitaires étaient souvent le lieu de rencontres cocasses, allant parfois même dans le sens inverse du but recherché.
Le collage militant donnait lieu aussi parfois à des gags visuels, ce "travail" fait souvent la nuit ne permettant pas de voir où l’on colle l’affiche de son candidat.
On peut aussi soupçonner quelques militants d’avoir fait œuvre créatrice en choisissant volontairement l’endroit où ils collaient leurs affiches.
La mauvaise foi du photographe pour les cadrages (subjectivité ?) n’est pas tout à fait étrangère non plus à l’effet obtenu...
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